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Impulsé par le département des Vosges

Le musée de sa création à nos jours

4 sept.

Création du Musée

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Situé à la pointe amont d’une île formée par la Moselle et le canal des Grands Moulins, le musée départemental d’art ancien et contemporain est créé le 4 septembre 1822 par décision du Conseil général des Vosges afin d’y exposer la collection des Princes de Salm, saisie comme biens nationaux en 1793.

C’est à l’emplacement de l’ancien hôpital saint Lazare, devenu dépôt de mendicité au début du 19ème siècle, que débute la construction du musée en 1823, à côté duquel sont installés une école de dessin et la bibliothèque municipales. En conformité avec la vocation didactique des musées de l’époque, des plâtres, envoyés par l’État pour servir de modèles aux élèves de l’école de dessin, arrivent dès 1823, tandis qu’un jardin botanique voit le jour sur la pointe de la Moselle, à l’arrière du musée.

17 déc.

Jean-Antoine Laurent

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Jean-Antoine Laurent (1822 -1832), peintre lorrain, est nommé conservateur le 17 décembre 1822. Il supervise les travaux et l’aménagement des salles du futur musée. Ce dernier ouvre finalement ses portes au public en 1828 avec l’installation sur ses cimaises de la collection des Princes de Salm, complétée par le don effectué par le duc de Choiseul d’un ensemble de vingt-cinq peintures, achetées au peintre Martin Nicolas Krantz (Nancy, 1774 ; ( ?)).

En lien avec le jardin botanique, une galerie d’histoire naturelle est intégrée dans le parcours de visite en 1834.

Le noyau de la collection de peintures ainsi constitué offre un large panorama de la production artistique européenne des 17ème et 18ème siècles, avec des œuvres de Rembrandt (Leyde, 1606 ; Amsterdam, 1669) ou Van Goyen (Leyde, 1596 ; La Haye, 1656) pour l’école hollandaise, Antoine Coypel (Paris, 1661 ; Paris, 1722), Jacques Stella (Lyon, 1596 ; Paris, 1657), Simon Vouet (Paris, 1590 ; Paris, 1649) pour l’école française ou Sebastiano Ricci (Belluno, 1659 ; Venise, 1734) et L’Albane (Bologne, 1578 ; Bologne, 1660) pour l’école italienne. 

1 janv.

Jules Laurent

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Au fil des années, les conservateurs qui se succèdent, enrichissent les collections et diversifient ainsi ces thématiques.

Ainsi, Jules Laurent (1832-1877) prend la suite de son père en 1832 et développe une section numismatique qu’il constitue à l’aide de dons, d’achats, d’échanges ou de dépôts. La section dédiée à l’archéologie se développe avec notamment les découvertes archéologiques réalisées dans le département sur les sites de Grand, Soulosse-sous-saint-Elophe, Bleurville ou Lamerey. Félix Voulot (1878-1899), archéologue et troisième conservateur du musée est l’inventeur de la mosaïque de la basilique de Grand dont le maintien sur place s’impose rapidement compte tenu de sa taille. Félix Voulot installe un jardin de sculptures antiques à l’arrière du musée, en lieu et place du jardin botanique, illustrant le goût de l’époque pour les Antiquités et un passé idéalisé. 

1 janv.

Succession de deux archivistes

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Paul Chevreux (1899-1905) puis André Philippe (1905-1944), tous deux archivistes de formation, se succèdent comme conservateurs et poursuivent l’enrichissement des collections.

Le dépôt du legs Oulmont par la ville d’Épinal en 1919, dote l’institution d’un ensemble de dessins du 18ème siècle, ce qui implique l’ouverture d’une nouvelle salle en 1926. André Philippe, auteur du dernier catalogue des collections beaux-arts en 1929, développe les prémices d’un fonds d’ethnographie locale avec la reconstitution d’un intérieur de cuisine vosgien dans les années 1930.

1 janv.

Henri Guingot (1946-1952)

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En 1946, Henri Guingot (1946-1952), 6ème conservateur du musée élabore avec l’aide de Georges Henri Rivière, fondateur du musée des Arts et Traditions Populaires, et Pierre-Louis Duchartre un projet de constitution d’un fonds d’imagerie populaire, afin de valoriser la tradition imagière de la cité spinalienne.

L’inauguration d’une salle dédiée aux images populaires ouvre ses portes en 1951, à la place dans l’ancienne galerie d’histoire naturelle de minéralogie : le musée départemental des Vosges devient Musée de l’Imagerie.

1 janv.

André Jacquemin (1953-1974)

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André Jacquemin (1953-1974) prend la suite d’Henri Guingot et poursuit l’enrichissement de cette collection : le musée de l’Imagerie devient international en 1957.

Il continue le développement en parallèle de la collection d’ethnographie locale qui aboutit à l’ouverture d’une salle dédiée en 1968. La fin de son exercice se clôture avec la nouvelle présentation de la collection peintures pour laquelle la totalité du second étage est réservée. 

1 janv.

Une muséographie remaniée

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Plusieurs fois remaniée, la muséographie du lieu est confrontée à ses limites notamment en termes de confort de visite et de mise en valeur des collections.

Le Conseil général des Vosges décide en 1981 d’offrir un nouvel écrin aux collections et lance un appel à projet d’extension et de restructuration du musée. L’équipe lauréate du concours, constituée des architectes Pierre-François Codou, Franck Hindley, Serge Caillaud et Jean-Jacques Guyot, propose un jeu de contrastes et de nuances dans lequel dialogue l’ancien bâtiment en pierre rosée avec la nouvelle enveloppe de béton. La nef vitrée devient la colonne vertébrale du parcours en traversant le musée et en faisant le lien entre la ville et le jardin. Cet espace de 45 mètres de longueur et de 12 mètres de hauteur est franchi par deux passerelles qui offrent des perspectives originales à l’intérieur sur les activités du musée et les lieux d’exposition, et à l’extérieur sur la ville et la nature.

Les passerelles permettent une circulation aisée entre les espaces, sorte d’invitation à une balade dédiée à la découverte et à la contemplation. 

27 nov.

Réouverture du musée

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Constituée en deux tranches, d’août 1986 à mars 1988, puis de mars 1990 à avril 1992, la période de travaux aboutit à l’ouverture au public le 27 novembre 1992 du Musée départemental d’art ancien et contemporain.

1 janv.

Bernard Huin, conservateur de 1975 à 2000

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Bernard Huin, conservateur de 1975 à 2000, développe une section dédiée à l’art de la seconde moitié du 20ème siècle dès 1983, grâce notamment au concours du FRAM.

Ce nouveau segment de collections illustre les principales tendances qui ont marqué l’art en Europe et en Amérique depuis 1960. Les œuvres ont été choisies en raison du caractère représentatif des courants auxquelles elles appartiennent : Art minimal et Art conceptuel, Arte Povera, Nouveau réalisme, Pop art ou Land Art.

13 avr.

De nos jours

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La configuration du lieu est toujours la même actuellement. Une première phase de rénovation du parcours des collections permanentes a été réalisée en 2014 avec le renouvellement du parcours des collections archéologiques et la mise en valeur des fouilles réalisées sur le site de Damblain.

 

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Musée départemental d'art ancien et contemporain

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